Etude de l’effet d’une séance d’ostéopathie sur les performances propres à une population de basketteurs - 02.07.2011 Auteurs : Pierre CLAVE et Guillaume LEROUX Directeurs : Baudouin Chatelle D.O.

            But :

La pratique du basketball engendre de nombreuses compensations qui perturbent l’adaptation des sportifs et nuisent ainsi à l’amélioration de leurs performances. Nous avons voulu évaluer l’influence d’un traitement ostéopathique sur les performances sportives des basketteurs dans un délai de quatre jours.  Nous espérons pouvoir déterminer ainsi le temps idéal entre une séance d’ostéopathie et la rencontre hebdomadaire de basketteurs de haut niveau.

            Protocole :
Notre échantillon d’étude est une population asymptomatique de basketteurs de haut niveau (n=32) répartis suite à des abandons dans un groupe test (n=15) et un groupe témoin (n=9). Nous avons testé les différentes performances de détente verticale (squat jump, SJ ; counter movement jump, CMJ ; counter movement jump bras libres ; CMJB), de sprint et de souplesse immédiatement après une séance d’ostéopathie, puis après vingt-quatre, quarante-huit et soixante-douze heures. Les données ont été entrées dans le logiciel d’analyse statistique SPSS (version 19) afin d’utiliser la technique d’analyse de la variance (Anova).

            Résultats :
A partir de l’Anova, nous avons pu mettre en évidence dans notre groupe test l’amélioration significative du SJ (p=0,045*) et du sprint (p=0,011*) à partir de quarante-huit heures ainsi que l’amélioration significative du CMJ (p=0,032*) et du CMJB (p=0,003**) à partir de soixante-douze heures. Mais nous n’enregistrons aucune amélioration des performances après vingt-quatre heures. Nos résultats ne montrent pas d’influence de l’ostéopathie sur la souplesse.

            Conclusion :
Ces résultats permettraient de conseiller la pratique d’une séance d’ostéopathie soixante-douze heures avant la rencontre pour avoir une amélioration de l’ensemble de ces performances. Pour compléter l’aspect préventif de l’ostéopathie, il serait intéressant d’ajouter un traitement par les chaines musculaires qui influence la capacité du muscle à s’étirer. L’amélioration du schéma adaptatif occasionnée par l’ostéopathie trouverait ses limites dans l’augmentation des performances qui pourrait être maintenue pardes entraînements spécifiques.